Catégorie : Histoire

  • Article : « Stream », pitch d’histoire

    Article : « Stream », pitch d’histoire

    🎥💥 “Like, Follow… et SURVIS !”

    Kathrine, vloggeuse influenceuse dans la vingtaine, pensait que le pire qui pouvait lui arriver un jour de pluie, c’était un bad hair day en live.

    Elle avait tort.

    Un inconnu commence à la suivre. Puis à la poursuivre.
    Ce qui devait être un simple vlog sous la pluie se transforme en course-poursuite urbaine improvisée, filmée en direct. Escaliers dévalés en catastrophe, glissades incontrôlées, sauts approximatifs… Kathrine s’en sort avec quelques bleus, un ego froissé — et un pic d’audience.

    Mais ce n’était que le début.

    Dans un autre épisode, alors qu’elle explore une centrale radioactive abandonnée pour un urbex “100% frissons garantis”, elle se retrouve traquée par un gardien à la peau étrangement fluorescente. Oui, littéralement fluorescente.
    Encore une fois : course, cascades, souffle court… et commentaires en direct à ses viewers :
    « Les gars, si je meurs, mettez des likes. »

    À chaque chapitre, Kathrine accumule les bandages comme des trophées.
    À chaque poursuite, elle gagne en audace, en stratégie… et en répartie.


    Jusqu’au jour où, couverte de bandages et coincée en fauteuil roulant, elle décide de parler solidarité féminine et harcèlement depuis sa chambre d’hôpital.
    Ironie du sort : son nouveau bourreau est… une femme.

    S’ensuit alors une course-poursuite en fauteuil roulant dans les couloirs de l’hôpital.
    Et cette fois, tous ses anciens poursuivants semblent revenir pour le “final boss level”.

    Mais Kathrine n’est plus la même.
    Plus blessée, oui.
    Plus vulnérable, peut-être.
    Mais surtout plus courageuse, plus maligne — et toujours en live.

    Entre humour absurde, tension constante et cascades improbables, l’histoire joue avec les codes du thriller tout en les détournant :
    et si survivre devenait le contenu le plus viral de tous ?

  • Article : Au bord

    Article : Au bord

    J’aimerais comprendre pourquoi ça me plaît autant de raconter des histoires.

    Parfois, je me rends compte que je suis encore plus attiré par l’idée de raconter que par l’acte lui-même.
    Peut-être parce que l’image romantique qu’on se fait de la création est souvent plus séduisante que la création… en vrai.

    Fantasmer créer, c’est lumineux.
    C’est papillonner.
    Se sentir héroïque.
    Rêver grand.

    Créer, la vraie création, est moins instagrammable.
    C’est toucher du cambouis.
    S’exposer un peu.
    Apprivoiser sa frustration.
    Accepter les ratés.
    Et apprendre à rebondir quand tout bloque.

    Et pourtant… j’y reviens.
    (Est-ce que c’est du masochisme ?)

    Pourquoi j’y reviens malgré tout ?
    J’aimerais dire : parce que je suis bon en narration.
    Mais ce serait mentir.
    Je ne suis pas meilleur qu’un autre amateur…

    En revanche, j’aime ça.
    J’ai envie d’apprendre.
    D’expérimenter.
    D’améliorer mes histoires.
    (Surtout la façon dont je les raconte.)

    J’espère qu’en vous partageant mes tribulations, vous sentirez le plaisir que j’ai à créer.
    Et peut-être l’enthousiasme un peu naïf qui m’accompagne à chaque nouvelle trouvaille.

    Comprendre la narration, c’est aussi apprivoiser le monde réel.
    On est tous entourés d’histoires : souvenirs, relations, peurs, petits moments du quotidien.

    Quand on commence à les repérer — celles des autres comme les nôtres — on apprend à les apprécier.
    À les voir autrement.
    Et peut-être même à mieux suivre celle qui se déroule sous nos yeux…
    Et qui sait, y contribuer d’une manière ou d’une autre.

    Raconter des histoires, c’est apprendre à voir les nôtres…
    et à exister un peu avec celles des autres.