Auteur/autrice : Sylvain

  • L’anatomie

    L’anatomie

    Bonjour,

    Depuis quelques semaines, j’ai repris une formation en ligne sur le dessin anatomique du corps humain. Il s’agit de “Apprendre l’anatomie” proposée par Yoan Bomal.

    Revenir à l’anatomie, c’est un peu comme rouvrir un vieux carnet de croquis… sauf que cette fois, on comprend vraiment ce qu’on fait. Et ça change tout.

    Je savais déjà que j’avais envie de renforcer certaines bases, notamment sur les proportions et la construction du corps. Pas forcément pour “corriger des erreurs”, mais surtout pour gagner en liberté. L’idée, au fond, c’est de pouvoir créer des personnages plus personnels, plus vivants — et de les dessiner sous tous les angles sans avoir à négocier avec chaque trait.

    Pour l’instant, je me concentre sur la tête. Et honnêtement, c’est passionnant. Redécouvrir des choses aussi fondamentales que le placement des yeux, la structure du crâne ou les volumes du visage donne une toute nouvelle lecture du dessin. On ne copie plus seulement ce qu’on voit, on commence à comprendre ce qu’il y a derrière.

    Les prochains chapitres aborderont le buste, et j’ai déjà hâte d’y être.


    Une routine qui fait du bien

    Pour accompagner tout ça, j’ai mis en place une routine assez simple, mais efficace :

    • Deux sessions d’étude de 1h30, du lundi au vendredi
      Un bon rythme pour rester immergé sans se cramer.
    • 15 minutes de marche rapide entre les deux
      Une pause qui fait du bien — et qui aide à laisser infuser ce que je viens d’apprendre.
    • Un visionnage actif des vidéos
      Je prends le temps de revoir certains passages. À chaque fois, je capte un détail en plus.
    • Des exercices à partir de photos
      Observer, analyser, comprendre… et petit à petit, voir les formes apparaître plus clairement.
    • Des dessins d’imagination
      Le moment où tout se mélange : ce que je sais déjà et ce que je viens d’apprendre. C’est là que ça devient vraiment intéressant.
    • Des révisions régulières
      Parce que revenir sur les notions permet de les ancrer… et souvent de les redécouvrir autrement.

    Le vrai plaisir : comprendre

    Ce que j’apprécie le plus dans tout ça, c’est cette sensation de déclic. Ces moments où quelque chose devient plus clair, où un volume “fait sens”, où un visage se construit avec plus de logique.

    Ce n’est pas juste apprendre à dessiner mieux. C’est apprendre à voir différemment.

    Et mine de rien, c’est assez satisfaisant de sentir que chaque séance ajoute une petite pierre à l’édifice.

    La suite ? Continuer, explorer, et surtout garder ce plaisir d’apprentissage intact.

    À suivre.

    Anatomie exposition001
  • « Stream »

    « Stream »

    🎥💥 “Like, Follow… et SURVIS !”

    Kathrine, vloggeuse influenceuse dans la vingtaine, pensait que le pire qui pouvait lui arriver un jour de pluie, c’était un bad hair day en live.

    Elle avait tort.

    Un inconnu commence à la suivre. Puis à la poursuivre.
    Ce qui devait être un simple vlog sous la pluie se transforme en course-poursuite urbaine improvisée, filmée en direct. Escaliers dévalés en catastrophe, glissades incontrôlées, sauts approximatifs… Kathrine s’en sort avec quelques bleus, un ego froissé — et un pic d’audience.

    Mais ce n’était que le début.

    Dans un autre épisode, alors qu’elle explore une centrale radioactive abandonnée pour un urbex “100% frissons garantis”, elle se retrouve traquée par un gardien à la peau étrangement fluorescente. Oui, littéralement fluorescente.
    Encore une fois : course, cascades, souffle court… et commentaires en direct à ses viewers :
    « Les gars, si je meurs, mettez des likes. »

    À chaque chapitre, Kathrine accumule les bandages comme des trophées.
    À chaque poursuite, elle gagne en audace, en stratégie… et en répartie.


    Jusqu’au jour où, couverte de bandages et coincée en fauteuil roulant, elle décide de parler solidarité féminine et harcèlement depuis sa chambre d’hôpital.
    Ironie du sort : son nouveau bourreau est… une femme.

    S’ensuit alors une course-poursuite en fauteuil roulant dans les couloirs de l’hôpital.
    Et cette fois, tous ses anciens poursuivants semblent revenir pour le “final boss level”.

    Mais Kathrine n’est plus la même.
    Plus blessée, oui.
    Plus vulnérable, peut-être.
    Mais surtout plus courageuse, plus maligne — et toujours en live.

    Entre humour absurde, tension constante et cascades improbables, l’histoire joue avec les codes du thriller tout en les détournant :
    et si survivre devenait le contenu le plus viral de tous ?

  • Liberté d’ampleur

    Liberté d’ampleur

    Cet écrit fait suite au billet :  » Un peu d’air, enfin  » mais peut se lire indépendamment du précédent.

    Il arrive que la liberté, telle que je la conçois, ne se contente pas d’un souffle personnel.
    Parfois, elle s’étend à perte de vue, comme la ligne d’horizon qui encercle tout autour de soi.
    Elle se présente comme un espace vaste, infini, où l’on peut marcher, courir, rêver, s’élancer…

    Un lieu intérieur-extérieur où chaque mouvement semble possible, où chaque choix peut respirer.
    Où l’on peut dire « j’existe ! » — en habitant à la fois notre condition d’être humain éphémère et celle d’appartenir à un Tout plus grand, qui nous dépasse.

    “Laisser résonner sa note dans l’absence de ce qui nous est connu.”

    Cette liberté-là parle d’ampleur, de grandeur, de ce qui dépasse mon corps et ma petite bulle intérieure.

    Elle me rappelle que vivre, ce n’est pas seulement s’autoriser à exister, mais aussi s’affirmer pleinement.


    Liberté d’affirmation


    Et là, je pense à eux : le groupe de rock Kiss.
    À ceux qui n’ont pas peur de se montrer tels qu’ils sont.

    J’adore leur énergie, ce qu’ils dégagent et la musique qu’ils ont laissée derrière eux.
    Ils montent sur scène, maquillés, bruyants, colorés…
    Et semblent dire :

    « Voici qui nous sommes. Prenez-le ou laissez-le. Nous ne changerons pas pour vos beaux yeux. »

    Pas de compromis. Pas de faux-semblants.
    Juste le plaisir de faire ce qui les éclate, de donner le meilleur d’eux-mêmes, de partager cette puissance avec ceux qui vibrent avec eux.

    C’est une liberté qui n’a rien de timide.
    Elle est expansive. Elle fait vibrer.
    Et je suis heureux qu’il existe des espaces, dans notre société, où cette liberté peut se vivre pleinement — ici, sur scène, en concert.


    Le plaisir de respirer large


    Cette forme de liberté me rappelle de moins me soucier de la manière dont sera perçu ce que je partage.
    Une fois offert, ce que je crée ne m’appartient plus.
    Les lecteurs sont libres d’interpréter comme ils le souhaitent, et je n’ai aucun contrôle dessus — et c’est très bien ainsi.

    En respectant l’intégrité du lecteur, je protège la mienne : celle d’exprimer quelque chose d’authentique, de vrai.

    Kiss, c’est ce mélange unique de joie, d’audace, de jeu, de fun…
    Une manière d’être au monde qui ouvre de l’espace, qui souffle large.


    Et ça continue… 


    Cette liberté-là est différente, mais profondément complémentaire à celle que je respire en silence, à l’intérieur.
    Elle me montre que la liberté peut être douce et intime, mais aussi exubérante, contagieuse, pleine d’énergie.

    Si le premier souffle m’enseigne à respirer,
    ce second souffle m’apprend à m’élancer.

    À dire :
    « Oui, c’est moi. Avec mes couleurs, mes sons, mes excès…
    Et tant pis si ça ne plaît pas à tout le monde. »


    Rock N Roll !🤘