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Personnage corpulent qui vole dans les airs et qui baigne dans l'apesanteur.

Enfin


Il m’arrive parfois de sentir la liberté comme un simple mot.
D’autres fois, elle devient un souffle.
Un vrai.
Un espace qui s’ouvre dans la poitrine, comme si quelque chose en moi se remettait enfin à circuler.

C’est doux.
C’est un chaud léger.
C’est clair.

C’est simple.

Dans ces moments-là, je me sens vivant sans effort.
Aligné, souple, disponible.
Comme si je retrouvais ma nature première : une curiosité tranquille pour le monde, pour les autres, et pour ce que je pourrais devenir.

Et plus j’y pense, plus je me rends compte que cette sensation-là…
c’est peut-être ça, la façon dont je peux me sentir libre aujourd’hui.


Ce que j’appelle “liberté”


Actuellement, cette liberté, pour moi, est un espace personnel.
Un endroit intérieur où je m’autorise à être qui je suis — vraiment — tout en respectant l’espace des autres.

Et si je devais imaginer quelqu’un qui “défend la liberté”, je n’imaginerais pas un héros droit comme un piquet, debout sur une colline au coucher du soleil.
Non.

Plutôt quelqu’un qui élargirait sa vision un peu plus chaque jour, en sachant très bien qu’il ne comprendrait jamais tout.
Quelqu’un de vulnérable, mais lucide.
Quelqu’un qui avancerait quand même.

Pas pour convaincre.
Pas pour dominer.
Quelqu’un qui incarnerait la liberté par sa manière d’être.
Par un petit geste, une présence… pour montrer que ça marche, vraiment.

Ce quelqu’un là rappellerait, sans grand discours, qu’on peut tout s’autoriser :
– à respirer un peu plus large,
– à changer sans se trahir,
– à exister sans se réduire.

Et ça, je crois que ça m’inspire.


Quand l’air devient un allié


Ce souffle-là me rappelle que je peux bouger.
Explorer.
Créer.
Et traverser la vie sans me limiter à des peurs anciennes.

Plus je goûte à cette respiration,
plus je sens qu’elle peut devenir mon point d’appui :
un appui où naissent mes élans,
mes relations,
ma créativité,
et ce petit désir d’exister avec souplesse.


À la lisière


Je tâtonne, j’explore, je teste des mots pour comprendre ce qui m’allège, ce qui m’ouvre, ce qui me rend plus vivant.

Mais pour l’instant, ma boussole est simple :
chaque fois que je retrouve ce souffle,
je me sens plus humain,
moins crispé,
plus… proche de ce que je suis et ce que je veux être.

Je crois que pour moi, l’amour et la liberté commencent ici :
dans ces petites victoires où je
reste fidèle à mon intégrité,
où je
m’autorise à respirer,
et où je sens
l’espace revenir autour de moi.

Un espace juste suffisant pour me sentir vivant.


Un souffle,
qui suffit déjà.

“Et peut-être qu’un jour, je vous parlerai de la liberté qui déborde, qui s’affirme, qui hurle un peu et qui s’invite dans le monde autour de nous. Une liberté d’ampleur.”

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